Victoria (Sebastian Schipper, 2015)

Le réalisateur de Victoria s'est d'abord fait remarquer dans des seconds rôles dans des films comme Le Patient anglais ou Cours, Lola cours. C'est en 1999 qu'il passe derrière la caméra, depuis il a tourné 4 films dont ce Victoria qui reste jusqu'à maintenant son plus grand succès critique et public.

Sebastian Schipper prend pour concept de réaliser son film en un seul plan-séquence de deux heures. À défaut d'être une idée neuve cela reste audacieux et surtout risqué ! Est-ce qu'il a été tourné en une prise ? À vrai dire, je ne sais pas et puis peu importe.

Qu'est-ce que ça raconte ? La nuit ou plus précisément la fin de nuit d'une jeune femme espagnole vivant à Berlin depuis peu de temps, et qui rencontre un groupe de berlinois. Les quatre garçons faisant la fête embriguent la jolie étrangère dans leur virée.

À priori le pitch n'est pas de plus follement enthousiasmant sauf qu'un gros élément perturbateur va surgir. Bizarrement, c'est à ce moment précis que le film m'a perdu ! J'ai eu du mal à y croire à cette direction prise par le récit. Qui croirait que cette jeune femme suivrait comme ça, ses nouveaux amis ?

C'est dommage car avant ça, les personnages attachants, charmants, drôles, idiots voir énervants me plaisaient tout comme les dialogues et situations. La visite de Berlin en nocturne est agréable bien que finalement on n'en voit pas grand chose mais l'ambiance festive et amicale fonctionne.

Côté distribution pas de vedettes pourtant les comédiens participent à rendre touchant et agréable leurs caractères. On n'est jamais loin d'avoir une tocade pour le jolie Victoria et les garçons sont charmeurs aussi.

Ma note finale, un peu décevante est de 6/10. Mais pour la première heure, j'aurai donné un 8.

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