Nemesis (Christophe Deroo, 2017) Titre original: Sam was here

Christophe Deroo est un inconnu dans le monde du cinéma mais à la vue de ce premier long-métrage, il risquerait fort de ne pas le rester longtemps. Jusqu'à ce Nemesis, il n'avait tourné que 3 courts-métrages que je n'ai pas vu donc impossible de vous en parler.

Ce film étrange s'immisce à la fois dans le thriller schizophrénique et parano, dans le survival sudiste mais également dans le fasntasique cauchemardesque. L'histoire est celle d'un VRP traversant un désert californien, au propre comme au figuré.

En effet, le représentant passe d'une route à une autre, d'un motel à un restoroute sans jamais apercevoir âme qui vive ! Une ambiance de "fin du monde" envahit ce récit. Bizarrement, le héros ne semble pas se rendre compte de ce manque, ce qui m'a un peu irrité.

Les seuls Être Humain qui paraissent encore vivant sont ceux que l'ont entend sur les ondes d'une radio locale. Le DJ de cette station, quant à lui est menacant car à la reherche d'un tueur. Très énigmatique tout ça.

Le minimalisme de cette oeuvre n'est pas spécialement repoussant car Deroo fait preuve d'une belle maîtrise dans l'art de filmer et du montage. Entre les plans panoramiques du désert, les ciels superbement photographiés et par moments des plans rapprochés sur des détails transpirants la chaleur, on en prend plein les yeux graphiquement parlant !

Cet objet fait référence au cinéma des eighties façon Carpenter, à l'hypnose de l'esprit d'un David Lynch (Lost highway) et musicalement l'ajout de compositions électro du groupe Christine (très réussies au passage) nous ramène aux récentes productions de N. Winding Refn.

Je donne 8/10 à cette estouffade filmique et cérébrale.

Retour à l'accueil