Marie-Antoinette (Sofia Coppola, 2006)

Sofia Coppola fille de Francis, soeur de Roman, cousine de Jason Schwartzman et Nicolas Cage, femme de Thomas Mars (groupe Phoenix) et ex de Spike Jonze. Mais elle est avant-tout une grande cinéaste. Lost in translation, Virgin suicides sont ses deux films-clefs mais bien d'autres sont à voir.

On décrit souvent Sofia comme la réalisatrice du vide et de l'ennui. C'est vrai qu'il s'agit d'une constante dans son oeuvre. Les héros ou héroïnes de ses films s'ennuient, Marie-Antoinette ne déroge pas à cette tendance.

Le style qui imprègne ce Marie-Antoinette est presque exclusivement illustratif. La vacuité à l'état pure, la reine de France s'emmerde dans cette vie surperficielle et reglementée. Coppola s'attache à dessiner les sentiments de ce personnage sans entrer dans le détail historique, une vision très libre.

Beaucoup d'observateurs ont fait ce reproche à l'auteure, comme quoi ce long-métrage n'est pas un biopic strict, bourré d'anachronismes et infidèles à la vérité. Mais ce que c'est critique n'ont pas saisit, c'est que c'était volontaire de la part de Coppola. Elle ne voulait pas faire ce type d'oeuvre.

Des couleurs acidulées, une direction artistique fantaisiste avec des bibelots, des petits gâteaux, des perruques et surtout des costumes exubérants, une bien belle créativité dans la confection. Le film a été en partie tourné d'ailleurs à Versailles. Une B.O. composée de The Cure, Siouxsie and The Banshees, Air et New Order.

Cet emballage fait un peu oublié le manque d'une intrigue ou d'une dramaturgie forte. Côté casting, on se moque pas de nous avec Kirsten Dunst dans le rôle-titre, A. Argento en vamp DuBarry, J. Schwartzman en Louis XVI et S. Coogan en confident.

8/10.

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