India Song (Marguerite Duras, 1975)

Marguerite Duras, c'est Lahore, Lahore, Calcutta, Bombay, Bangkok, Les Îles, Le Gange, Lahore, Venise, Calcutta, Les Îles, Lahore, Calcutta, Lahore, Venise, Bangkok, ...

Il était tout à fait irresponsable de laisser une caméra entre les mains de M. Duras. Elle filme le vide, du vent sans savoir vraiment le faire. Elle accumule des cadres insipides, redondant des intérieurs de cette (fausse car le tournage à eu lieu à Boulogne-Billancourt !) demeure coloniale.

Avec le manque de mouvements et la posture statuaire des protagonistes, on pourrait dire que cette oeuvre est plus proche du roman-photo que du cinéma. Je n'ai rien contre l'expérimentation mais encore faut-elle, qu'elle ait un sens, un intérêt.

En plus, d'être insupportable d'un point de vue visuel, ce film l'est également d'un point de vue littéraire (un comble pour une réalisatrice/romancière). Le texte ne brille pas par sa prose, se répète durant 2 longues heures.

Un pseudo-intellectualisme navrant de vacuité sur les amours d'un vice-consul de France posté à Lahore en Inde (Michael Lonsdale) et de sa femme infidèle (Delphine Seyrig). Ca parle d'ennui, de la chaleur et de l'atmosphère tropicale, des lépreux et puis c'est tout !

Le niveau zéro du cinéma que cet India Song. Ma note est de 1/10 n'est même pas sévère.

 

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