La Saveur de la pastèque (Tsaï Ming-Liang, 2005 ) Titre original: Tiãn bian yi duoyùn

J'ai déjà consacré un article à un film de Tsaï Ming-Liang, Visage qui était un hommage à la Nouvelle Vague. Ce deuxième focus sur une oeuvre de ce cinéaste sera pour le long-métrage sulfureux, La Saveur de la pastèque.

Qu'est-ce que cela raconte ? Pas grand chose en réalité, un acteur de films pornographiques retrouve une ancienne petite amie (enfin je crois !?) qui elle ignore son nouveau métier. Tout ça se déroulant durant une sécheresse historique à Taïwan.

Est-ce que c'est intéressant ? Honnêtement pas vraiment, je dirais même non. Car l'intrigue est un prétexte. Le film vaut essentiellement pour sa mise en scène qui est dans le pur style de Tsaï.

Les prises de vues étonnantes inclues dans de longues séquences contemplatives qui font la marque du réalisateur mais contrairement à d'autres de ses films, la longueur des scènes ne semblent pas interminables.

Par contre, il y a un grand nombre de moments inutiles, la durée s'éternise finalement. Même les scènes pornographiques, ah oui j'avais oublié de préciser, certains plans sont très explicites ! Même le côté porno n'attise pas la flamme du spectateur car c'est assez repoussant, pas du tout sexy.

Tsaï incruste également des chansons kitsch avec décors et costumes ridicules mais qui sont tellement space que finalement ce sont les meilleurs morceaux de cette oeuvre. Bien que le lien entre les clip et l'intrigue soit pas très clair.

La rareté des dialogues ne facilite pas une lecture aisée, cela demande un effort aux visionneurs. L'absence de dialogues ne veut pas dire qu'il n'y ait pas de paroles mais celles-ci font parties du bruit de fond.

Résultat 5/10.

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