L'Homme sans passé

Publié le par Ygor Parizel

L'Homme sans passé (Aki Kaurismäki, 2002) Titre original: Mies vailla menneisyyttä

Aki Kaurismäki est le seul réalisateur finlandais un peu connu du grand public (vraiment un tout petit peu !). Principalement grâce à sa réputation acquise dans les festivals du monde entier. Calamari Union, le dyptique des Leningrad Cowboys et plus récemment Le Havre sont ses longs-métrages ayant reçu un bel accueil critique.

L'Homme sans passé est considéré comme étant le chef-d'oeuvre du maître scandinave. Je ne peux qu'approuver cet état de fait. C'est une fable moderne qui aborde de nombreuses thématiques et problématiques très contemporaines.

La bureaucratie, la violence gratuite et urbaine, la pauvreté voir la misère figurent parmis les thèmes de ce récit d'un homme agressé, devenu amnésique qui décide de vivre avec les marginaux d'Helsinki.

Cette histoire d'un homme cherchant son passé se double d'une romance et d'un ode à la solidarité. Plein de bons sentiments et de jolis moments d'amitié égayent une intrigue pas follement joyeuse au départ.

Visuellement, c'est peut-être le plus intéressant. Car le traitement de l'image est très disont ... pictural. Les couleurs ressortent, tout comme les textures des objets et des costumes, la précision de la photographie et des cadrages créé cet effet sur les yeux.

On pense aux styles de peintres américains des années 50 et 60, d'ailleurs la section direction artistique est dans une optique similaire, Juke-box, veste en cuir et vieille bagnole.

Un film à la fois tendre et cruel, Burlesque sans être drôle, Lyrique tout en étant proche du Néoréalisme. Bref, une oeuvre comme il n'en sort pas tous les jours.

Une curiosité à laquelle, je donne la note de 8/10 mais lorsque je l'avais vu pour la première fois, elle était de 9/10. Je ne saurai expliquer pourquoi ?

 

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