Alice, douce Alice

Publié le par Ygor Parizel

Alice, douce Alice (Alfred Sole, 1976) Titre original: Alice sweet Alice A.K.A. Communion

Alfred Sole est surtout connu comme chef décorateur tant au cinéma qu'à la télévision. En 1976, il réalise ce thriller qui sera un des trois longs-métrages qu'il a tourné, les deux autres sont complètement tombés aux oubliettes.

Ce thriller qui n'a l'air de rien est pourtant pas mauvais du tout. Le film raconte l'histoire d'un tueur sévissant à l'intérieur d'une communauté et même d'une famille, rapidement les soupçons se portent sur une gamine qui semble perturbée.

À priori, l'énigme est évidente mais le déroulement bouleverse les suppositions sur l'identité du meurtrier. Les auteurs dosent finement leur intrigue entre suspense et scènes de frissons autrement dit d'attaques/meurtres ainsi qu'avec des éléments purement dramatiques et psychologiques.

Les personnages sont plutôt subtilement analysés, ils baignent dans un environnement religieux anxiogène, voir carrément morbide. On découvre également un contexte haineux et quelque chose d'encore rare au cinéma à l'époque le thème des maladies mentales, la schizophrénie en l'occurence.

La mise en scène évite les effets faciles ou trop voyants. Le cadrage est propre avec des compositions et de la profondeurs, des visions subjectives (forcément) et des gros-plans repoussants.

Cela dit, il y a des défauts certains personnages comme celui du voisin obèse et pervers franchement ridicule et inutile. Ainsi que l'hystérie des actrices adultes comme la mère et la tante, loin d'être des comédiennes douées.

Ma note est tout de même de 8/10. Une découverte.

 

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