La Morte vivante

Publié le par Ygor Parizel

La Morte vivante (Jean Rollin, 1982)

Rien que l'évocation du nom de Jean Rollin donne le sourire aux cinéphiles. Le style de Rollin est pourtant affirmé, mélange de surréalisme et de fantastique gothique à la française (faut toujours ajouter à la française). Mais le manque flagrant de moyen financier à surtout fait de ce cinéaste le roi du nanar.

Sans être foncièrement mauvais ce long-métrage n'est pas bon non plus. L'histoire est coincé dans la même veine que les autres travaux de Rollin. Des types qui entreposent des produits chimiques dans la crypte d'un château sont attaqués par une morte.

La morte vivante en question n'est pas un cadavre en décomposition qui bouffe des gens, mais plutôt une revenante de type vampire comme on pourrait les retrouver dans les écrits de Edgar Allan Poe, genre romantico-gothique.

Bien entendu, il y a un léger érotisme avec les différentes comédiennes se mettant facilement à poils, le déroulement de l'intrigue n'avance pas réellement. On suit les meurtres sans grand intérêt, vraiment aucun frissons en vue.

L'image est digne d'un épisode de Derrick, dommage car Rollin a des idées pour les plans et travellings mais la pauvreté de la pellicule fait du tort au résultat. Trucages rigolos tellement ils sont amateurs, direction artistique pas dégueulasse comme le reste, c'est déjà ça !

Donc pour résumé, vous pouvez regarder ce métrage mais vous n'y prendrez du plaisir que si vous êtes fan de cette sorte de trip cinéma. 4/10 pour être généreux.

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