Le Bal

Le Bal (Ettore Scola, 1983) Titre original: Ballando, ballando

Ettore Scola est le dernier maître du cinéma italien de la belle époque. Réalisateur et scénariste de grand talent, il a fournit plusieurs chefs-d'oeuvre (ou considéré comme tels) dans les années 70 et 80. Une Journée particulière, La Terrasse, Nous nous Sommes tant aimés et Affreux, sales et méchants.

Le Bal est l'ultime succès du cinéaste. Le projet est enthousiasmant, le but est de raconter la "vie" d'une salle de bal. De la danse, des couples qui se forment puis se séparent, des gags et situations comiques. La réalisation est bien inspirée avec des longs plans-séquences et une belle diversité de mouvements et travellings.

Le film est construit en sketchs, chacun d'eux nous plonge dans une époque différente que je ne vous dévoilerais pas. Le chapitre d'ouverture est le meilleur, c'est drôle et fin. Les suivants sont par contre un brin téléphonés, Scola éprouve des difficultés pour surprendre.

Autre originalité de ce Bal, c'est qu'il est muet. En effet, il n'y a pas une ligne de réplique. L'expression repose sur les musiques, les looks et les mimiques hyper-expressives des comédiens. Il n'y a aucun problème pour la compréhension car c'est bien fait.

En quelque sorte un cours d'Histoire de France, une rétrospective des genres musicaux du XXe siècle. Je donne 7/10 car ce film malgré son audace ne m'a que bien peu emballé, contrairement à la Critique et aux académies de cinéma.

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