Rien que les heures

Rien que les heures (Alberto Cavalcanti, 1925)

Alberto Cavalcanti est un cinéaste et artiste tout-à-tout. De décorateur à l'Avant-garde parisienne des années 20, documentariste en Angleterre dans la décennie suivante. Puis, il retourne au Brésil d'ou il est originaire pour tourner.

Ce moyen-métrage de 45 minutes, se concentre sur les rues de Paris. L'auteur montre les couches populaires de la ville, les travailleurs qui partent tôt le matin, les clochards dormant à même le sol, les prostituées et chômeurs qui traînent dans la rue en quête d'un job.

Semi-fictionnel et semi-documentaire, le film mélange des scènes prises sur le vif et d'autres imaginées sans pour autant mentir. La sobriété de la mise en scène, un léger misérabilisme pour ne pas tomber dans la facilité et rester au plus près de la vérité.

Dommage que le montage soit si peu rythmé cela aurait donné encore plus de force à la recherche graphique des images. Des superbes plans avec des création faites d'effets divers qui valent le coup d'oeil.

Une oeuvre sur Paris qui prouve la beauté de la capitale mais également son côté triste. Je donne 7/10.

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